Si vous aimez les histoires de trahisons et de joyaux disparus, vous allez adorer celle d’un des plus grands polars de l’Histoire de France : l’affaire du collier de la reine. En 1785, la cour de Versailles vacillait lorsqu’une fausse comtesse parvenait à dérober une parure de 674 diamants, plongeant Marie-Antoinette dans un scandale destructeur.
Et si le fantôme de cette célèbre escroquerie planait aujourd’hui sur la capitale des Gaules ? Ne cherchez plus le coupable dans les livres d’histoire, car c’est à votre tour de rendre la justice. The Jury Experience vous invite à participer à une expérience immersive hors du commun et juger une autre histoire de vol de collier tout aussi passionnante.
Une machination digne des plus grands thrillers
À l’origine de l’histoire se trouve un collier d’une valeur colossale que ses créateurs tentent désespérément de vendre à Marie-Antoinette, mais celle-ci refuse obstinément jugeant l’objet trop cher et démodé. C’est alors qu’entre en scène Jeanne de Valois-Saint-Rémy, une noble sans fortune et ambitieuse. Elle repère le pigeon idéal : le richissime cardinal de Rohan, désespéré de regagner les faveurs de la reine.
La comtesse lui fait croire qu’elle est amie de la souveraine, et que cette dernière souhaite avoir le fameux collier. Pour parfaire son piège, elle recrute un faussaire pour imiter l’écriture de la reine et engage une prostituée, sosie de Marie-Antoinette, pour lui accorder un bref rendez-vous nocturne secret dans les jardins de Versailles.
Totalement berné, le cardinal achète le collier à crédit au nom de la reine et le remet à la comtesse. Le bijou est immédiatement désossé et les diamants revendus à Londres. L’affaire éclate au grand jour lorsque les joailliers, impayés, réclament leur argent directement à la couronne.

Un verdict au parfum de révolution
Furieux, Louis XVI fait arrêter le cardinal. Le procès, confié au Parlement de Paris en 1786, tourne au désastre politique. Si la comtesse est condamnée à être marquée au fer rouge du « V » de voleuse, le cardinal de Rohan, lui, est acquitté.
Pour l’opinion publique, ce verdict est une humiliation terrible pour Marie-Antoinette : les juges ont estimé qu’il n’était pas improbable de croire que la reine puisse échanger des billets doux et acheter des bijoux en cachette. Bien qu’innocente, la souveraine sort de cette crise profondément haïe, un scandale qui portera un coup fatal au crédit de la royauté à l’aube de la Révolution.