On préfère vous le dire tout de suite, si vous êtes à cheval sur les chiffres, vous risquez de tiquer. Car le mont en question culmine exactement à 999 mètres… Heureusement, les choses sont bien faites : une tour vous attend là-haut pour franchir aisément la barre des 1 000 mètres et découvrir un panorama unique en son genre. Stairway to Heaven chantait Led Zeppelin, c’est tout à fait ça. Alors branchez votre montre connectée sur la fonction altimètre, ressortez votre carte de France et allez vous mesurer au mont Boussuivre !
Le mont Boussuivre et sa tour Matagrin

Son nom comporte les premières lettres du mot « boussole » et les dernières du mot « suivre », un toponyme qui a décidément le talent de l’à-propos. Car de là-haut, venez profiter de l’un des plus beaux panoramas des environs lyonnais. Une vue à 360° vous permettant d’admirer aussi bien les cimes enneigées du Mont-Blanc que les vignes du Beaujolais ou encore les plaines verdoyantes du Roannais. On apprend que, par temps clair, il est possible de voir pas moins de 14 départements à la ronde. Encore mieux qu’un buffet à volonté ! Cette belle bosse nous fait évidemment penser au mont Saint-Rigaud (1 000 mètres d’altitude également), point culminant du Rhône, situé lui aussi à 1h de Lyon, et qui propose de terminer son ascension par une tour d’observation devant un panorama paradisiaque.
Pour y accéder, rendez-vous à Violay dans la Loire pour débuter votre ascension. Le village est votre point de départ pour une marche courte mais sympathique à travers les feuillus et conifères de la forêt. En une demi-heure montre en main, vous voilà déjà arrivés en haut du mont. Ultime effort : les 65 marches de la tour en colimaçon pour accéder au Graal, aux 1 000 mètres d’altitude et au panorama sur toute une partie de l’Hexagone.
Un panorama connu depuis belle lurette des géomètres

Construite en 1876, la tour Matagrin fête cette année ses 150 ans. Elle fut bâtie comme relais de chasse, mais on apprend que l’endroit, hautement stratégique pour son altitude dans la région, fut utilisé depuis fort longtemps comme point de triangulation.
Avant l’invention de Google Maps et plus généralement des GPS, les géomètres avaient recours à la méthode de la triangulation pour mesurer et cartographier nos territoires. Le principe ? Choisir un point haut et dégagé pour former un réseau de triangles imaginaires passant par ce point. En mesurant la distance d’un seul côté du triangle et par la magie des mathématiques, le tour était joué. Une borne du XIXe siècle est d’ailleurs visible sur le flanc de la tour où l’on peut lire « Point trigo, Napoléon Empereur, Nov. 1812 ». Historique, donc.