Située sur les contreforts des monts du Lyonnais, cette charmante petite ville a une caractéristique bien particulière : au-delà de se visiter, elle se boit. Comme le village de Camembert qui se mange, la ville de Cognac qui se déguste (avec modération évidemment) ou bien encore la capitale de Dijon qui se savoure, cette commune serait donc comestible ? Ou plus exactement potable ? Bingo ! On vous présente la Babylone de l’eau pétillante : Saint-Galmier.
Saint-Galmier, source Badoit et Plus Beau Détour de France selon le Guide Michelin

Même si l’histoire de Saint-Galmier est intimement liée à celle de Badoit, il serait trop facile (et injuste) de s’en contenter. Car avant d’être le paradis des bulles, Saint-Galmier trouve son charme tout d’abord dans cet environnement naturel formidable de l’autre côté des monts du Lyonnais. Ici, la nature est omniprésente, ce qui en fait une destination de choix. La commune n’offre pas moins de 12 hectares d’espaces verts avec une magnifique roseraie et les bords de la Coise.
Saint-Galmier propose un centre-ville riche en patrimoine, en commençant par son imposante église du XVe siècle classée monument historique. Les ruelles avoisinantes offrent de beaux bâtiments tels que la Maison Renaissance, également classée monument historique. Enfin, et malgré une taille relativement petite (5 800 habitants), la commune est dotée, entre autres, d’un casino et d’un hippodrome. Si le Guide Michelin a jeté son dévolu sur Saint-Galmier, c’est que la ville offre bel et bien tous les agréments (commerces locaux, restaurants, hébergements) de la destination facile et sympathique. Qui plus est à 1h de Lyon.
Badoit, la source sûre depuis la Rome antique

Même si c’est bien l’année 1778 qui apparaît sur l’étiquette des 250 millions de bouteilles distribuées chaque année, la Badoit était exploitée dès l’époque romaine ! De là à dire qu’une bouteille trônait sur la table de Jules César au moment de son tête-à-tête avec Cléopâtre, c’est une autre histoire. En revanche, ce qui est certain, c’est que le site de Saint-Galmier fut exploité pour y construire une station thermale. Des vestiges de cette époque ont été retrouvés à la fin du XIXe siècle.
Il faudra attendre le XVIIIe siècle pour que l’eau de Badoit refasse surface. Le médecin de Louis XVI recommande l’eau de Saint-Galmier pour ses principes actifs qui stimulent fortement l’humeur et l’esprit. Mais malgré les prescriptions de son docteur de boire abondamment de la Badoit, le roi croisera le chemin d’une guillotine et ne coulera pas de jours heureux… En 1837, un certain Auguste Saturnin Badoit obtient l’exploitation de la source et dès lors, Badoit devient la première eau minérale à être commercialisée en bouteille. Très vite, le succès est au rendez-vous, l’Académie de médecine reconnaît pleinement ses vertus et d’ailleurs, la Badoit sera vendue en pharmacie jusque dans les années 1950 !
Aujourd’hui, la Badoit a la réputation qu’on lui connaît. Il n’est pas rare encore de voir de nombreux Baldomériens (habitants de Saint-Galmier) venir remplir leurs bouteilles sous le mythique kiosque de la ville, là où l’eau de Badoit jaillit naturellement. On s’en doute, l’eau de Badoit n’a pas fini de faire couler beaucoup d’encre et pour notre plus grand plaisir…