Lyon et New York sont déjà liées entre elles par la fontaine de la place des Terreaux et la statue de la Liberté, toutes les deux sorties de la tête d’Auguste Bartholdi. Mais voici, depuis début septembre, un nouveau lien qui unit la « Grosse Pomme » à la capitale des Gaules. Out la pizzeria italienne classique (qu’on adore aussi, rassurez-vous) : place à la version américaine qui nous fait autant saliver que voyager.
Bonnie’s Pizza : la Croix-Rousse au goût de Big Apple
Bienvenue à Bonnie’s Pizza. Ici, on vient pour une part qu’on dévore sur le pouce, ou bien attablé entre amis pour un banquet enragé (capitale des Gaules oblige). Vous l’aurez compris, tout dépend de votre humeur et de la taille de votre estomac. Comptez 4 euros pour une slice de Margherita et 6 euros pour la Special Grandma, la spécialité de la maison. Pas donné pour une tranche de pizza, mais n’oubliez pas que vous avez affaire à de beaux spécimens. Avec deux tranches, vous êtes bien ; à trois, on peut déjà considérer que vous avez les yeux plus grands que le ventre ; au-delà, vous jouez avec votre santé.
Si vous êtes là pour partager plusieurs pizzas entre amis, deux tailles s’offrent à vous : 30 ou 45 cm. Margherita et Pepperoni, évidemment, mais aussi des compositions plus audacieuses avec la « Piqûre d’abeille » et sa touche de miel, ou bien encore la BBQ Chicken et son amas de poulet rôti. On vous conseille aussi de tester le Khachapuri, une sorte de chausson bien fourni en fromage, à partager. Pour les plus vaillants, terminez en beauté par un petit cookie pour sublimer votre voyage outre-Atlantique. Pour coller à l’image new-yorkaise de la ville qui ne dort jamais, vous pouvez pousser les portes de Bonnie’s Pizza dès 9 h du matin. Attention ! Notez tout de même que le resto est fermé les lundis et mardis au cas où vous auriez une fringale inattendue. On vous aura prévenus !
Un duo déjà bien connu des épicuriens locaux
L’idée Bonnie’s Pizza émerge de la tête de David Schayne et Robert Flaherty, les deux comparses aux commandes de l’Odessa Comptoir, estaminet connu de tous les amateurs de vin nat’. Ici, on goûte ce qu’on ne trouve pas en supermarché : une sélection de bouteilles où l’étiquette rivalise autant d’ingéniosité que la saveur même du nectar.
Pourquoi passer du vin à la pizza ? Car de la vigne à la mozzarella, il n’y a qu’un pas. Tremper ses lèvres dans un bon vin juste avant de s’attaquer à une tranche de pizza, c’est comme déguster un fromage crémeux avec un pain croustillant : il se produit une réaction chimique dans la bouche, l’alpha et l’oméga, le yin et le yang… Bref, la boucle est bouclée. Donc, si vous cherchez un petit réconfort suite au récent changement d’heure, vous savez où frapper !