Sérieusement ? Une centrale hydroélectrique ? Et pourquoi pas non plus écrire sur un terrain vague ou un parking de supermarché !? Détrompez-vous ! Tout d’abord, parce qu’une usine de cette trempe est un véritable bijou de technologie. Et celle-ci, en particulier, cumule pas mal de superlatifs. De par son emplacement et son histoire, elle est intimement liée à la ville de Lyon et à ses habitants.
L’incroyable histoire de la centrale hydroélectrique de Cusset
Entre 1894 et 1899, 3 000 ouvriers travaillent jour et nuit pour construire la centrale qui sera, au début du XXe siècle, la plus puissante au monde. Pour se faire une idée, elle surpasse à elle seule la production des 136 centrales hydroélectriques françaises de l’époque. Grâce à cette manne d’électricité, toute l’agglomération lyonnaise se développe et se modernise à la vitesse de la lumière (tramway, éclairage public, etc.). Lyon devient alors le fer de lance de la révolution industrielle en Europe.
Elle sera d’ailleurs mise sous les feux des projecteurs lors de l’Exposition universelle de Paris en 1900, allant jusqu’à faire de l’ombre à la capitale. Au fil du temps, l’usine se modernisera et gagnera encore en puissance. Aujourd’hui, elle fournit l’électricité nécessaire à 125 000 habitants… et tout cela grâce à la force tranquille de l’eau !
Une centrale qui carbure dans tous les sens du terme

Au-delà de ce chapitre historique et industriel, la centrale hydroélectrique de Cusset tire son épingle du jeu également par son rôle dans la sécurisation de l’alimentation en eau potable (lac des Eaux Bleues), mais aussi dans le développement des sports, des activités nautiques et du tourisme.
Mais c’est bien évidemment son architecture qui retient toute notre attention. Sa façade néoclassique illustre la volonté d’ancrer ce site industriel dans le patrimoine de Lyon. Au même titre que le Gros Caillou de Croix Rousse, l’Horloge Astronomique de la Cathédrale Saint-Jean, ou même de l’île Barbe, la centrale est ancrée dans notre ADN lyonnais. Un belvédère installé sur ses toits propose une vue inédite et permet d’en apprendre davantage sur l’histoire des lieux. Depuis 2007, la centrale s’illumine d’un éclairage bleu, symbole de l’énergie qu’elle produit et de la couleur de son carburant… L’or bleu lyonnais n’a donc pas fini de briller !
