Vivre d’amour et d’eau fraîche… et de quenelles. Voici ce qui pourrait être une version bien lyonnaise du dicton. Oui mais pour profiter et de la fraîcheur de l’eau et de la saveur des quenelles, cap au nord, direction Nantua et son lac. Avec ses reflets bleu saphir et vert émeraude, ce lac est un vrai trésor de la nature jusque dans nos assiettes. C’est simple, il offre à ses visiteurs (et aux gourmands) ce qui se fait de mieux.
Le lac de Nantua, une perle glaciaire de 141 hectares

« Le joli petit lac bleu saphir encaissé comme un bijou, que la nature craindrait de perdre ». Alexandre Dumas l’a ainsi décrit en 1834 dans Impressions de voyage. Deux siècles plus tard, rien n’a changé : le lac de Nantua semble être un diamant serti dans sa couronne de montagnes. Car le lac ne se contente pas d’être un simple point d’eau, il est l’acteur majeur d’un environnement naturel unique. À ce titre, le lac est classé site naturel protégé depuis 1936 et il s’agit du plus grand lac naturel de l’Ain.
Moins fréquenté que le lac d’Annecy ou celui du Bourget, le lac de Nantua offre pour autant les mêmes délices. Baignade surveillée, tour à vélo, voile, pêche, espaces aménagés et de nombreuses randonnées alentour… il y en a pour tout le monde. Comme pour tous les autres espaces naturels tels que les pertes de la Valserine ou le lac Bleu d’Ambérieu, ces lieux sont de véritables trésors qu’il faut réussir à préserver. On compte sur vous pour respecter les lieux.
La fameuse quenelle sauce Nantua

Et vu du ciel, le lac a des airs de… quenelle ! Comme si une cuillère géante avait creusé la terre pour en faire un trou béant, le même que l’on obtient lorsque l’on s’attaque franchement à un pot de glace à la vanille…
Dans tous les bons livres de cuisine, Nantua est associée à sa fameuse sauce à base de beurre d’écrevisses. Cette même sauce qui accompagne depuis des lustres nos chères quenelles. Avant d’être présente sur toutes les cartes des meilleurs bouchons lyonnais, la quenelle fit fureur de Versailles à Buckingham. À l’époque, les cuisiniers redoublent d’ingéniosité pour satisfaire les exigences de la cour. La quenelle est alors sublimée par l’ajout de chair de brochet, un poisson qui abonde dans les lacs de Nantua et de Sylans, et de « sa sauce maison » grâce au beurre d’écrevisse qui donnera son nom pour la postérité culinaire à la ville de Nantua…