La Place des Terreaux, c’est le nez au milieu de la figure de Lyon. On peut difficilement faire plus central. Avec un voisinage aussi prestigieux que l’Hôtel de Ville, le Musée des Beaux-Arts, l’Opéra ou encore la fontaine Bartholdi, on se dit que cet autre locataire des lieux devrait être tout aussi illustre et connu ! Mais que se cache t-il derrière cette porte ? On met notre main au feu qu’en lisant ces quelques lignes, vous en apprendrez un peu plus sur , cet autre lieu secret de Lyon, la Galerie des Terreaux !
La Galerie des Terreaux, « une bande passante » pas comme les autres

La galerie, incorporée à ce vaste bâtiment nommé « le massif des Terreaux », ouvre en 1858 dans l’effervescence du Second Empire que connaît Lyon. À l’époque, le secteur de la soie représente les trois quarts de l’industrie locale, faisant de Lyon la capitale mondiale du secteur. Initialement baptisé « le passage des Terreaux », l’endroit est alors utilisé comme un lieu de transit entre les quais de Saône et la place, point névralgique de l’époque.
L’endroit se transforme peu à peu et, au sortir de la guerre, devient dès 1947 une galerie marchande sous l’impulsion du BHV. Dans les années 70 et 80, la galerie des Terreaux tente une mue pour se transformer en galerie commerciale, mais faute d’accord entre les habitants de l’immeuble et les différents propriétaires, le projet ne verra jamais vraiment le jour. En 1996, le site est fermé et ne trouvera pas de second souffle malgré le passage au nouveau millénaire. Les lieux n’ouvriront que de temps en temps pour des occasions spéciales, comme le festival aiRT de famille en 2024.
Il faudra attendre plus de vingt ans pour que la municipalité de Lyon soit le seul et unique propriétaire des 1200 m² des lieux, permettant (enfin !) d’entrevoir leur renouveau.
Une Cité des artisans réparateurs prévue pour 2028

Aujourd’hui, des travaux sont entrepris pour permettre l’ouverture d’un tiers-lieu tourné vers l’upcycling (comprenez l’économie circulaire). L’objectif ? Sensibiliser les Lyonnais afin de diversifier leurs habitudes de consommation, tout en valorisant le réemploi. Ateliers, bureaux et galeries sont prévus dans ce vaste complexe.
Une première phase des travaux vient d’être terminée et devrait être suivie par plusieurs autres courant 2026 et 2027. La galerie, qui fut inaugurée il y a 170 ans, n’a pas encore dit son dernier mot et, à en croire la mission de ses futurs occupants, n’est pas près de le faire…