On ne se lasse pas d’aller découvrir les meilleures tables de notre chère ville de Lyon, d’autant plus quand il s’agit d’aller dégoter un bouchon qu’on ne connaissait pas encore. Pour la plupart, ils ont le triple de notre âge, et certains beaucoup plus, comme le Café des Fédérations ouvert en 1872. Mais dès que l’on pousse la porte d’une « nouvelle » adresse, on ne peut s’empêcher de jubiler intérieurement. Cette fois-ci, on vous présente le Poêlon d’Or… un nom qui, à lui seul, plante déjà le décor d’un lieu véritable et authentique. Entrons donc !
Le Poêlon d’Or : l’adresse où vous en aurez pour votre argent

On préfère vous prévenir tout de suite : si vous lisez ces quelques lignes avant l’heure du repas, gardez un petit encas à portée de main, car ces mots vont vous donner les crocs ! Bienvenue au Poêlon d’Or, où l’on savoure toutes les spécialités lyonnaises sans exception. Mention spéciale à la traditionnelle quenelle lyonnaise de brochet en gratin, au fond d’artichaut au foie gras ou encore au suprême de volaille et sa sauce au saint-marcellin… Côté dessert, on ne peut que vous recommander la tarte aux pralines et sa chantilly, ou bien la mousse au chocolat Valrhona. Le tout avec une formule midi à seulement 18 €. Quand on vous disait que ça allait vous donner l’eau à la bouche
L’excellence derrière les fourneaux

Et quand on voit l’équipe qui se démène en cuisine, on comprend mieux pourquoi le bouchon carbure à plein régime. Yann Lalle a travaillé de longues années dans les plus grands restaurants étoilés en France comme à l’étranger (Monaco, Suisse, États-Unis, Angleterre). Il a décidé de venir s’installer à Lyon avec son épouse pour reprendre le Poêlon d’Or, épaulés par le chef Mickaël Lorini. L’excellence paie : le restaurant a reçu le prestigieux label des Bouchons Lyonnais, qui recense les tables répondant à une quadruple exigence (tradition culinaire, qualité des produits, fait-maison et ambiance authentique). L’établissement est également membre de l’association des Maîtres Restaurateurs.
Un héritage aussi bien dans l’assiette qu’entre les murs

L’authenticité lyonnaise vous frappe avant même d’avoir donné votre premier coup de fourchette. Le plafond en bois, qui mêle la rondeur de l’arc au piquant du triangle, vaut à lui seul le détour. Ajoutez-y un damier noir et blanc au sol et des boiseries des années 30, et vous aurez le parfait exemple d’un intérieur de style Art déco, l’endroit idéal où débriefer après avoir visité l’expo sur Alphonse Mucha, le père lui de l’Art Nouveau.
Depuis une dizaine d’années, le restaurant s’est même doté d’une salle « cave à vins » qui permet de renouer avec les origines de cet ancien comptoir. D’ailleurs, les murs ont une histoire : tout comme au Garet, Jean Moulin avait ses habitudes ici pour tenir ses réunions clandestines lors de ses opérations lyonnaises…