Enfonçons une porte ouverte dès maintenant : Lyon est l’une des plus belles villes du monde. Voilà, c’est dit. Mais encore ? Comprendre pourquoi notre ville a fait l’unanimité pour entrer à l’UNESCO donne des papillons dans le ventre. Vous l’avez compris, lisez ce petit billet puis allez vous promener à Lyon. Levez les yeux et promis, vous ne serez pas déçus.
Lyon, reconnue comme “Valeur universelle exceptionnelle”
Rien que ça. Eh bien, voilà une belle punchline à ressortir à toutes celles et ceux qui n’en étaient pas encore convaincus.
Lyon a en effet plusieurs cordes à son arc, et ça, l’UNESCO l’a vite compris lors de sa visite. D’ailleurs, les choses n’ont pas traîné : l’organisation a rapidement enregistré le Site historique de Lyon dans le cercle très fermé des villes reconnues au patrimoine mondial, et ce en 1998. Car si des monuments comme la Grande Muraille de Chine, la basilique de Vézelay ou la statue de la Liberté sont disséminés un peu partout dans le monde, des villes dans leur entièreté (ou presque), comme Lyon, ne sont pas si nombreuses.
Ce que l’on comprend lorsque l’on se penche sur le sujet, c’est que la Capitale des Gaules est autant reconnue pour son architecture que pour son histoire, mais aussi et surtout pour ce qui en découle : son patrimoine. Comme toutes les villes, me direz-vous, mais l’UNESCO souligne son aspect démesuré. Lyon n’est pas seulement une ville qui respire de son patrimoine, elle irradie grâce à lui. Elle n’a cessé de jouer un rôle clé depuis plus de 2000 ans, dans la culture, l’économie, la politique, la religion, au même titre que Venise, ou même Paris et Londres.
Un chiffre parmi d’autres : “174 monuments historiques présents dans la zone de classement, dont les trois-quarts, proportion remarquable, sont des immeubles civils témoins de la qualité architecturale de l’habitat.“ C’est signé Raymond Barre, alors maire de Lyon à l’époque dans le préambule du dossier pour sa candidature à l’UNESCO.
Mais encore, mais encore ? (oui, on en veut plus !)
Ce qui, selon l’UNESCO, fait la particularité de Lyon, c’est d’avoir su s’étendre progressivement sans endommager les vestiges antérieurs. À la différence de la majorité des villes qui ont détruit leur centre pour le reconstruire, Lyon a su intelligemment garder ce fil architectural sans l’avoir une seule fois rompu en plus de 2000 ans. Le théâtre antique, l’île Barbe, la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, l’Hôtel de Ville et même le Crayon : tous ces bâtiments témoignent de la continuité et du prolongement de notre installation urbaine sur plus de deux millénaires… De la même façon, certains grands lieux de la musique classique à Lyon perpétuent aujourd’hui cette tradition culturelle.
Et même si cela n’apparaît pas clairement dans le rapport de l’UNESCO, pour en rajouter une couche (et une de plus), ce qui fait la richesse de Lyon, ce sont avant tout ses habitants, d’hier comme d’aujourd’hui. On a inventé la gastronomie, la médecine animale et même le cinéma, et cet élan perdure encore et toujours. Voilà ce qui fera battre le cœur des Lyonnais dans cette joie de vivre pour les 2000 prochaines années !

