Sans dire qu’elle soit inconnue au bataillon, cette petite cité médiévale n’a pas la renommée, à Lyon, d’un village comme Pérouges ou d’une petite cité comme Cluny ou Charolles. Et pourtant, quand on se penche sur le CV de l’intéressée, le profil est prometteur. Son emplacement tout d’abord, mais aussi son architecture, évidemment, et son patrimoine… Filons direction Montpeyroux !
Montpeyroux, l’un des « plus beaux villages de France »

Tout comme Polignac, Châteauneuf-en-Auxois ou encore Château-Chalon, Montpeyroux se démarque avant tout par son emplacement stratégique en tant qu’ancienne place forte au Moyen-Âge. Niché en hauteur (quoique le village ne dépasse pas les 500 mètres d’altitude), ce promontoire domine la vallée de l’Allier.
Son donjon, datant du XIIIe siècle, en est le point culminant. De tout là-haut, la vue sur la chaîne des Puys et le massif du Sancy est saisissante. Le spectacle à 360° est sincèrement inloupable. Si vous souhaitez vous dégourdir les jambes, une balade facile de 2h pour toute la famille vous permet de faire le tour des environs en ne loupant aucun panorama sur la vallée de l’Allier et le château de Chadieu. N’hésitez pas à vous rendre directement à l’office de tourisme de Montpeyroux pour plus de renseignements. (Allée du 19 mars 1962, Montpeyroux, tel : 04 73 89 15 90)
Un riche patrimoine venu du sol… entre vigne et pierre

Moins connue que les Côtes du Rhône ou que la région Bourgogne, l’AOC Côtes d’Auvergne produit un excellent vin depuis le Moyen Âge, dont Montpeyroux est l’une des figures de proue. Cette terre volcanique d’Auvergne, la principale en France, offre un sol tout à fait particulier. Les vignes, principalement du gamay, puisent dans un sol qui mélange basalte, argile, granit et cendres volcaniques pour un cocktail explosif de saveurs que l’on retrouve dans chaque bouteille !

Montpeyroux est la capitale de l’arkose, cette pierre ocre si particulière de l’Auvergne qui habille bon nombre de maisons locales, mais aussi les plus belles églises de la région. Son nom est d’ailleurs tiré de « mons petrosus » qui signifie littéralement « mont pierreux ». Autrefois, l’économie locale tournait exclusivement autour de l’exploitation de ses carrières et, même si aujourd’hui cette époque est révolue, l’harmonie du village est particulièrement remarquable grâce à son utilisation.