Avec cette chaleur, il est important de s’hydrater. Mais n’oublions pas pour autant de nous abreuver. Car s’il est indispensable de boire de l’eau, il en va de même de s’imprégner de notre patrimoine local. Aux portes de Lyon, et pour notre plus grand plaisir, les belles choses à voir ruissellent de toutes parts. De la belle ville de Trévoux au charme de l’abbaye de Tournus en passant par les vignes de Beaujeu ou le village de Sainte-Croix-en-Jarez dans les contreforts du Pilat… nos terres sont imbibées de trésors. Autre perle en tête et pas des moindres, la belle ville de Saint-Chef dans le Dauphiné.
Saint-Chef, cité de caractère aux portes de Lyon

Le village de Saint-Chef est intimement lié à l’histoire de son abbaye. Logé à quelques kilomètres de Bourgoin-Jallieu, le bourg repose depuis bien longtemps dans son vallon. Les fondations de l’abbaye remonteraient en effet au IXe siècle à la suite de la venue de moines bénédictins venus reconstruire un monastère anciennement pillé. Dès lors, l’abbaye et ses environs vont vite connaître un essor fulgurant avec la construction du village et de plusieurs châteaux durant tout le Moyen Âge. Aujourd’hui, vous pouvez vous rendre au château Teyssier de Savy, vous permettant de découvrir un autre trésor du patrimoine local.
Car si Saint-Chef est principalement connue pour son abbaye millénaire, elle n’en reste pas moins un village classé cité de caractère avec son centre historique paisible et remarquablement préservé. Frédéric Dard, figure emblématique de la ville de Lyon (même s’il est né à Jallieu), passera une bonne partie de sa vie ici et fera même le choix d’y être inhumé. Il repose en paix au cimetière de Saint-Chef, non loin de la fameuse abbatiale….
Des fresques romanes uniques en France

Le trésor de Saint-Chef se trouve sur les murs de son église. Ces magnifiques fresques datant du XIe siècle sont un pur chef-d’œuvre dont la conservation est unique en France. On y voit une série de peintures représentant des anges et des scènes de l’Apocalypse. Document historique et témoin unique qui fut même repris à l’identique pour être exposé à la Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris.

Les proportions de l’église et cette série d’ornements uniques pour une localité comme Saint-Chef nous indiquent l’influence des lieux au Moyen Âge. On apprend que l’abbaye, à son âge d’or, rayonnait sur une douzaine de prieurés et une centaine de paroisses aux alentours. Ce n’est pas un hasard si l’abbaye bénédictine fut sélectionnée pour être inscrite dans la première liste des monuments historiques, tout comme l’église Saint-Nizier de Lyon ou encore l’abbaye d’Ambierle… en avant les histoires !