Chez Lyon Secret, on n’est pas du genre à regarder passer les trains, et quand il s’agit d’arpenter les environs, on saute plutôt sur l’occasion (et dans le train) pour découvrir nos belles régions. Cette fois-ci, éloignons-nous un peu plus de la capitale des Gaules… Le jeu en vaut vraiment la chandelle. Direction un petit village bourguignon qui a su, tout en étant sous les feux de la rampe, garder son authenticité et tout son charme. Adoubé à l’UNESCO la même année que le mont Saint-Michel et le château de Versailles, Vézelay a réussi à préserver une certaine intimité face à ces deux mastodontes touristiques.
Vézelay et sa basilique au patrimoine mondial de l’UNESCO

Le tout petit village de Vézelay se situe dans le département de l’Yonne, aux frontières du parc naturel régional du Morvan. Sur son promontoire, nommé également la « colline éternelle », la disposition du village est une curiosité en soi. Contrairement aux villages de Pérouges ou Oncieu prônant une forme circulaire, Vézelay s’établit, elle, tout en longueur. Impossible de ne pas être happé par cette longue rue qui monte jusqu’à la fameuse basilique. De part et d’autre, vous trouverez des restaurants et des boutiques d’artisans locaux. Bref, de quoi très bien manger et ramener un souvenir de votre pèlerinage vézelien.
Dès 1979, la basilique et la colline de Vézelay furent inscrites à l’UNESCO. Tout comme le Vieux-Lyon, les lieux sont reconnus pour leur « valeur universelle exceptionnelle ». Pas mal pour un village de seulement 500 âmes ! La basilique est un véritable joyau de l’architecture romane et gothique. Comme tout monument séculaire, elle connut son lot d’épisodes et de péripéties plus ou moins tragiques : incendies, vénérations, pillages, renaissances, déclin… Heureusement, une récente restauration a rendu au bâtiment sa splendeur originelle.
À l’intérieur, les perspectives sont tout simplement d’une beauté saisissante. Dénué de tout ornement, le chœur est d’une pureté incomparable. Seul le soleil y est autorisé à faire jaillir ses rayons. D’ailleurs, lors du solstice d’été, lorsque l’astre est au zénith, la lumière se projette à intervalles réguliers au centre de l’allée, en parfaite adéquation avec les proportions de la nef… La magie des lieux y est donc éternelle.
La Bourgogne, l’organe vital de l’Hexagone

Quand on regarde une carte de la France, la Bourgogne se trouve en son centre. Son emplacement géographique en fait naturellement un membre primordial. Et pour cause ! Tout d’abord, on y mange divinement bien. Et pour tout Lyonnais qui se respecte, voici un principe fondamental à ne pas nier. Le vin de Bourgogne est souvent cité comme le meilleur du monde, sa viande, la charolaise en tête, fait également l’unanimité, et ses fromages (époisses, brillat-savarin, cîteaux, soumaintrain) sont des supplices pour n’importe quel gourmand de cette terre. Bref, la Bourgogne se mange avant qu’elle ne s’observe.
Mais c’est là que ça devient intéressant, car la région est tout aussi appétissante pour la bouche que pour l’œil. La Bourgogne est magnifique. Véritable vitrine de notre patrimoine, elle irradie. Prenez l’abbaye de Fontenay, également classée à l’UNESCO, celle de Pontigny ou encore de Saint-Germain d’Auxerre, les châteaux de Maulnes, d’Ancy-le-Franc, de Tanlay, de Bussy-Rabutin ou celui de Bazoches, mais aussi les villes de Dijon, Cluny ou Beaune, connues dans le monde entier pour leur patrimoine. C’est aussi en Bourgogne, tout près de Chalon-sur-Saône, que la photographie fut inventée… La liste est encore longue, mais on ne vous retient pas plus longtemps car c’est à votre tour de monter dans le train !